
Pourquoi les entreprises expérientielles ont besoin de plus que des contacts, des pipelines et des tableurs
Temps de lecture : 7 minutes
Points clés en un coup d’œil
- Les entreprises expérientielles gèrent des personnes, des visites et des ventes dans la durée, et pas uniquement des transactions.
- Les CRM traditionnels et Excel ont été conçus pour le reporting et les pipelines commerciaux, pas pour des parcours clients vécus.
- Un CRM d’expérience relie visites, préférences et achats au sein d’une vision client unique et évolutive.
- Vintrail est conçu pour les acteurs du vin, de la gastronomie et du tourisme, où expériences et ventes de produits se renforcent mutuellement.
Le problème à vouloir tout appeler CRM
Le terme CRM, pour Customer Relationship Management (gestion de la relation client), est devenu un véritable fourre-tout. À l’origine, il désignait la gestion des relations clients. Aujourd’hui, il est utilisé pour qualifier aussi bien des outils d’emailing que de simples bases de contacts.
Pour les domaines viticoles et les entreprises expérientielles, cette confusion se manifeste au quotidien. Visites, dégustations, ventes de vin, abonnements et suivis clients sont souvent gérés à travers des systèmes fragmentés, qui n’ont jamais été pensés pour fonctionner ensemble.
Ce problème n’est pas seulement sémantique. Il est structurel.
Un CRM retail traditionnel répond à des questions comme :
- Qui a acheté quoi ?
- Quand l’achat a-t-il eu lieu ?
- Pour quel montant ?
Mais de nombreuses entreprises fonctionnent aujourd’hui très différemment.
Elles ont aussi besoin de savoir :
- Qui est venu ?
- Pourquoi cette personne est-elle venue ?
- Quelle expérience a-t-elle vécue ?
- Qu’a-t-elle goûté, appris ou découvert ?
- Qu’est-ce qui l’a incitée à revenir, à racheter ou à recommander la marque ?
La plupart des CRM n’ont jamais été conçus pour réunir toutes ces réponses au même endroit.
Excel n’est pas un CRM. Pas même de loin.
Excel est puissant, flexible et familier. C’est précisément pour cela qu’il est souvent utilisé au-delà de ce pour quoi il a été conçu.
Les tableurs sont excellents pour :
- La modélisation financière
- Le reporting statique
- Les analyses ponctuelles
Ils sont en revanche très mal adaptés pour :
- Suivre des interactions clients en temps réel
- Relier des réservations à des personnes
- Préserver un historique et un contexte dans la durée
- Automatiser sans risque d’erreur humaine
- Passer à l’échelle au sein d’équipes et sur plusieurs saisons
Surtout, Excel ne se souvient de rien. Les personnes, si. Et les personnes partent.
Lorsqu’une entreprise s’appuie sur des tableurs pour gérer ses clients, ses visites ou son historique de ventes, elle externalise en réalité sa mémoire à la dernière personne ayant mis le fichier à jour. Ce n’est pas de la gestion de la relation client. C’est de l’amnésie organisationnelle.
Les travaux en management soulignent depuis longtemps que les organisations pilotées par des tableurs deviennent souvent des points de défaillance uniques plutôt que de véritables systèmes intelligents, une préoccupation régulièrement évoquée dans des publications comme la Harvard Business Review.
Les expériences ne sont pas des transactions, mais elles génèrent des transactions
C’est là que réside le malentendu fondamental.
Lorsqu’une personne réserve une dégustation, une visite ou une expérience gastronomique, elle n’achète pas un simple produit. Elle engage du temps, des attentes, de la curiosité et souvent une dimension émotionnelle.
Pine et Gilmore ont décrit ce basculement dès 1999 dans The Experience Economy. Les expériences sont mémorables par conception, et non par hasard.
Mais l’histoire ne s’arrête pas à la fin de la visite.
Une expérience bien conçue constitue souvent le point de départ de quelque chose de très concret : achats futurs, adhésion à un club, commandes récurrentes et valeur client à long terme.
Les CRM traditionnels ont tendance à séparer expérience et commerce. Un outil pour les visites. Un autre pour les ventes. Un troisième pour le marketing.
Les CRM d’expérience, eux, relient ces dimensions.
Ils partent du principe que l’expérience et le produit ne sont pas des modèles opposés, mais successifs. L’expérience crée la confiance. La confiance génère les ventes. Les ventes renforcent la relation.
Et cette différence est décisive.

Ce qui définit un véritable CRM d’expérience en 2026
D’ici 2026, un CRM d’expérience n’est plus une infrastructure optionnelle. Il devient le système d’exploitation de l’entreprise.
Un véritable CRM d’expérience doit exceller dans six domaines clés.
1. Relier les personnes aux moments et aux achats
Un CRM d’expérience associe chaque personne à :
- Ses réservations et ses visites
- Les dégustations auxquelles elle a participé
- Les guides ou hôtes rencontrés
- Les vins goûtés ou produits découverts
- Les achats réalisés sur place ou après la visite
- Les préférences exprimées oralement, et pas uniquement via des clics
Il construit ainsi un récit vivant qui relie expérience et commerce, plutôt qu’un simple historique de reçus.
Les recherches sur la personnalisation montrent de façon constante que lorsque le contexte est préservé tout au long des points de contact, la satisfaction client et le chiffre d’affaires progressent conjointement, un phénomène régulièrement mis en avant par des cabinets comme McKinsey.
2. Intégrer le temps comme dimension centrale
Les expériences se déploient dans le temps. Avant la visite. Pendant la visite. Après la visite.
Un CRM moderne doit orchestrer :
- La communication en amont
- La reconnaissance et le service sur site
- Le suivi après la visite
- Les ventes continues et la relation dans la durée
Les CRM traditionnels s’arrêtent souvent à la conversion. Les CRM d’expérience prolongent la relation.
3. Unifier réservations, CRM et commerce
La fragmentation est l’ennemi silencieux de l’expérience client comme de la performance commerciale.
Lorsque les systèmes de réservation, les outils e-commerce, le point de vente et le CRM fonctionnent en silos, les équipes improvisent. Les clients le ressentent immédiatement.
Les études dans le tourisme et l’hospitalité montrent de façon récurrente que des systèmes fragmentés sont associés à une baisse de satisfaction et à une charge opérationnelle accrue.
Un CRM d’expérience moderne unifie ces briques au sein d’une source unique de vérité, permettant aux expériences et aux ventes de se renforcer mutuellement plutôt que de se concurrencer.
4. Préserver la nuance humaine, pas seulement les données
Tout ce qui compte ne rentre pas dans une liste déroulante.
Un bon CRM d’expérience permet de capturer :
- Des préférences partagées lors d’échanges
- Des occasions spéciales
- Des éléments de contexte culturel
- Des signaux émotionnels
Il ne s’agit pas de surveillance, mais d’attention, de continuité et de pertinence.
5. Permettre une segmentation fondée sur les comportements réels
La segmentation basée sur l’expérience est différente.
Elle regroupe les personnes selon :
- La fréquence des visites
- Le type d’expériences privilégiées
- Les produits achetés dans le temps
- La conversion de visiteur à acheteur
- La conversion d’acheteur à ambassadeur
C’est ainsi que les clubs se développent durablement. C’est ainsi que les ventes récurrentes se construisent naturellement, sans pression marketing excessive.
6. Être conçu pour les personnes qui l’utilisent réellement
C’est sans doute le critère le plus sous-estimé.
Si le CRM ressemble à un outil de reporting corporate, les équipes le rejetteront. L’adoption chutera. La qualité des données se dégradera.
Un CRM d’expérience doit être intuitif pour les hôtes, les guides, les équipes commerciales et les responsables.
Les analystes, notamment chez Gartner, soulignent régulièrement que l’ergonomie est un facteur déterminant de succès ou d’échec des CRM.
Pourquoi les entreprises expérientielles dépassent les CRM traditionnels
Les CRM retail sont optimisés pour l’échelle et la répétition. Les entreprises expérientielles, elles, recherchent la profondeur, la différenciation et la qualité de la relation.
Un domaine viticole ne cherche pas davantage de clients anonymes. Il cherche moins de clients, mais des relations plus fortes et plus durables.
Une salle de dégustation n’a pas besoin d’une logique de tunnel agressive. Elle a besoin de mémoire, de reconnaissance et de continuité.
C’est pourquoi de nombreuses entreprises se retrouvent avec des outils fragmentés : les réservations d’un côté, les ventes de l’autre, les notes clients dans des tableurs.
Le coût n’est pas toujours visible immédiatement.
Puis apparaissent la perte de contexte, les opportunités manquées, l’incohérence de l’expérience client et l’épuisement des équipes.
La place de Vintrail dans cette évolution
Vintrail a été conçu autour de cette réalité.
C’est un CRM nativement orienté expérience, mais aussi un CRM complet pour les ventes, les données clients et la gestion de la relation sur le long terme.
Sa force réside dans sa capacité à relier visites, expériences et ventes de produits au sein d’un système unique et intuitif.
Chaque profil client évolue dans le temps. Chaque visite enrichit le contexte. Chaque achat renforce la relation.
Cela permet aux entreprises de passer d’une gestion réactive à une conception intentionnelle de l’expérience et des ventes, sans multiplier les outils.
Vous pouvez découvrir comment Vintrail aborde le CRM pour les entreprises expérientielles et orientées ventes ici : en réservant une démo.

Le virage stratégique de 2026
La question n’est plus de savoir si une entreprise a besoin d’un CRM.
La vraie question est de savoir si son CRM comprend réellement comment expériences et ventes fonctionnent ensemble.
Si votre produit est un moment, votre système doit se souvenir des moments.
Si votre chiffre d’affaires dépend des achats répétés, votre système doit relier ces moments aux ventes.
Si votre croissance repose sur la fidélité, vos outils doivent être conçus pour la relation, pas pour des lignes de tableur.
Excel ne peut pas remplir ce rôle. Les CRM traditionnels non plus.
Les CRM d’expérience ne sont pas une mode. Ils constituent une correction nécessaire.
Et en 2026, ils feront la différence entre les entreprises que l’on visite une fois et celles auxquelles on revient, auprès desquelles on achète et que l’on recommande.
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